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1973 Un promoteur immobilier, Jean Kriegel, se porte acquéreur de l'immeuble des 28 et 28 bis de la rue du Cardinal Lemoine. Jean Kriegel veut réhabiliter le vieil immeuble pour le transformer en appartements.
Il commence, très logiquement, par procéder à l'examen des lieux. A sa grande surprise, il va de découverte en découverte. C'est d'abord... dix huit mille pipettes et alambics, vestiges de l'activité précédente et oubliés par le dernier propriétaire. C'est ensuite la structure métallique d'Eiffel qui apparaît après la destruction des cloisons en plâtre et des faux plafonds.
Avec elle, des fragments d'affiches et des restes de décors.Parmi elles , une affiche...du Paradis Latin (voir ci-contre) Au premier étage, les ouvriers mettent à jour une étonnante cathédrale avec ses dorures, ses colonnes, ses arceaux et ses chapiteaux. Mais le plus surprenant reste à venir: une superbe coupole peinte à la gloire de la "pantomime", de "l'opérette", du "ballet" et des "excentricités".
Séduit par la magie des lieux, Jean Kriegel décide de rendre cette salle à la gloire parisienne, qui aurait du toujours être la sienne.
1973-1976. Restauration de la salle en suivant les plans d'Eiffel. 720 places. Hauteur de plafond: dix-sept mètres. Equipement "ultra-moderne" 300 projecteurs, des kilomètres de câbles électriques, 20 000 ampoules et 70 lustres en verre de Murano soufflé à la bouche.
1977. La direction artistique, la réalisation et l'animation artistique sont confiées à Jean-Marie Rivière. Le 14 novembre 1977, il présente " Paris Paradis ",un spectacle poétique et burlesque réalisé avec ses complices Pierre Simonini et Frédéric Botton. Succès total.
C'est la deuxième naissance du Paradis Latin.
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