Portrait – Angelo, l’Acrobate du Paradis Latin

Mardi 03 avril 2018


Cancaneurs, Cancaneuses,

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L’ACROBATE AU SOL, A CHEVAL, A BICYCLETTE…

Angelo est né neveu d’un Bouglione et cousin d’un Grüss. Il est aussi le digne héritier de sept générations successives d’acrobates. Elevé par ses aïeux, pendant que ses parents, acrobates (à vélo), font le tour des pistes de France et d’ailleurs, il rend visite à ces derniers à chaque vacances. A 16 ans, il arrête l’école et les rejoint pour de bon. Dans sa nouvelle troupe, le futur acrobate fait le clown. A 18 ans, le trio familial rejoint le cirque de ses cousins Bouglione et, huit ans durant, l’ex-clown apprend son nouveau métier. Acrobaties au sol, à cheval, à bicyclette. S’y ajoutent le jonglage et les équilibres… « Tous les jours, je m’entraînais dès le matin, parce que je voulais rattraper le retard que j’avais sur mes cousins. Et tous les soirs, j’apprenais sur la piste, en me produisant. ». Cela s’appelle une formation continue !

A 25 ans, il est prêt.

 

DU CIRQUE DU SOLEIL AU CIRQUE D’HIVER

Il part donc seul à l’assaut des cirques, du monde. Après trois ans dans un cirque allemand, il est recruté par un jeune cirque naissant et nouveau : le cirque du Soleil « excitant et enrichissant avec son concept très moderne. ». Il se produit partout en Amérique du Nord, puis en Europe trois années durant. C’est à la fin de cette aventure qu’Angelo aborde pour la première fois le cabaret, appelé « variété » en Allemagne. Et c’est là que, délaissant chevaux et vélos, il crée pour la première fois son numéro de monocycle, « une discipline inventée il y a longtemps, oubliée, mais qui plaît toujours. J’ai mis au point le numéro en regardant de vieilles illustrations, dans des livres de cirque. » Et puis Angelo tombe amoureux. Sa belle étudiante, lâche tout pour le suivre. Elle devient même son assistante. Et puisqu’ils se sont élus, les tourtereaux décident de rentrer à Paris pour fonder, à leur tour, une famille. Deux enfants naissent, pendant que le numéro de monocycle fait florès au Cirque d’Hiver, tenu par ses cousins Bouglione, et sur de nombreuses pistes de France et d’ailleurs. On l’aime beaucoup, on l’invite partout, jusque, bien sûr, dans les émissions de télévision dédiées aux numéros de cabaret. On l’y verra très vite.

 

LA TETE DANS LES LUSTRES, LA ROUE DANS L’ESCALIER

« Un jour, mon cousin, Sampion Bouglione, qui faisait son numéro de jonglage avec des balles et claquettes au Paradis Latin, m’a dit que le cabaret cherchait un nouveau numéro ». Angelo ne quittera plus le Paradis. Parce que le cabaret « possède un esprit de famille, une excellente ambiance entre les membres de la troupe qui se reflètent sur le public, car ça se ressent, je pense. » Le numéro évolue sans cesse, et le serveur fou incarné par Angelo exécute les tours les plus incroyables : toujours en équilibre sur son monocycle géant, empiler les tasses sur sa tête ou les verres et y jeter des glaçons, servir un verre de champagne dans les conditions les plus périlleuses du monde… Le public passe de l’amusement à l’admiration, de la fascination et à l’enthousiasme. Lorsqu’il n’est pas au cabaret, Angelo soigne sa famille, comme sa fille, mordue d’acrobatie, qu’il entraîne le soir après l’école. Son fils se passionne déjà pour la comédie. Angelo entraîne, s’entraîne, s’échauffe, bricole tout et en particulier ses accessoires de scène. Avec toutes ses familles réunies autour de lui, et l’un des meilleurs numéros de Paris, Angelo est peut-être le plus heureux des acrobates.

 

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