1803
Inauguration du Théâtre Latin

Napoléon Bonaparte, alors consul de France décide d’ériger un théâtre rue des Fossés Saint Victor : Le Théâtre Latin. Ce théâtre n’est pas de ces cafés-concerts (caf’concs selon l’expression d’époque) de la rive droite de la Seine « où se pousse la chansonnette ». Non, c’est un établissement à la mode, fréquenté par une clientèle hétéroclite, et où se côtoient artistes de tout bords, bourgeois, intellectuels, étudiants, ouvriers, commerçants et aristocrates aimant s’encanailler.

L’atmosphère est celle de La Comédie Humaine d’Honoré de Balzac, celle-là même qui se nourrit de toute une faune littéraire, politique, poétique. Tous se réunissent là et peuplent la grande salle du sous-sol, qu’ils ont unanimement surnommée «l’abreuvoir littéraire». On y rencontre Balzac, bien sûr, mais aussi Alexandre Dumas Père et Fils, et plus tard Prospère Mérimé.

1889
L’exposition universelle

1887 : la France se prépare à accueillir l’Exposition universelle programmée pour 1889. La République, toute jeune, veut fêter avec faste le centenaire de la Révolution française, de la Proclamation des Droits de l’homme, de l’abolition des privilèges.

Question, dans les couloirs de l’Hôtel de ville : « Peut-on donner rendez-vous au monde entier en laissant des pierres et des poutres brulées à cinq cents mètres de Notre-Dame ? » La question appelle la réponse : évidemment, non ! Et ainsi, tel le Phénix, notre théâtre va renaître de ses cendres. Pour ce faire, on fait appel au désormais célèbre … Gustave Eiffel.

1889
L’exposition universelle

1887 : la France se prépare à accueillir l’Exposition universelle programmée pour 1889. La République, toute jeune, veut fêter avec faste le centenaire de la Révolution française, de la Proclamation des Droits de l’homme, de l’abolition des privilèges.

Question, dans les couloirs de l’Hôtel de ville : « Peut-on donner rendez-vous au monde entier en laissant des pierres et des poutres brulées à cinq cents mètres de Notre-Dame ? » La question appelle la réponse : évidemment, non ! Et ainsi, tel le Phénix, notre théâtre va renaître de ses cendres. Pour ce faire, on fait appel au désormais célèbre … Gustave Eiffel.

20 Janvier 1889
La naissance du Paradis Latin

Janvier 1889, le nouveau théâtre est achevé. Il s’inscrit dans la continuité de l’Histoire puisqu’il a utilisé les ruines souterraines de l’enceinte de Philippe-Auguste pour planter les colonnes métalliques sur lesquelles repose le bâtiment.

Le 20 janvier 1889, l’inauguration a lieu. Triomphe. On loue l’audace de l’architecture et « l’élégance de cathédrale » de la salle. On souligne l’équilibre des volumes, la perfection des finitions.

Les invités s’arrêtent longuement devant une assez grande coupole, fixée au plafond, au plus haut de la salle. On peut y lire, aux quatre points cardinaux, «Opérette», «Ballet», «Pantomime», «Excentricités»; on dirait aujourd’hui «Attractions». Cette coupole doit justifier le changement de nom : l’ancien théâtre, même superbement reconstruit, doit désormais s’effacer derrière une nouvelle ambition : il devient un lieu de plaisirs variés. Après les tragédies et les comédies, il doit maintenant faire sa place aux opérettes, aux ballets et à d’autres « excentricités ». L’époque l’exige. Le Théâtre devient Paradis. Le Théâtre latin est mort, Vive le Paradis latin !

20 Janvier 1889
La naissance du Paradis Latin

Janvier 1889, le nouveau théâtre est achevé. Il s’inscrit dans la continuité de l’Histoire puisqu’il a utilisé les ruines souterraines de l’enceinte de Philippe-Auguste pour planter les colonnes métalliques sur lesquelles repose le bâtiment.

Le 20 janvier 1889, l’inauguration a lieu. Triomphe. On loue l’audace de l’architecture et « l’élégance de cathédrale » de la salle. On souligne l’équilibre des volumes, la perfection des finitions.

Les invités s’arrêtent longuement devant une assez grande coupole, fixée au plafond, au plus haut de la salle. On peut y lire, aux quatre points cardinaux, «Opérette», «Ballet», «Pantomime», «Excentricités»; on dirait aujourd’hui «Attractions». Cette coupole doit justifier le changement de nom : l’ancien théâtre, même superbement reconstruit, doit désormais s’effacer derrière une nouvelle ambition : il devient un lieu de plaisirs variés. Après les tragédies et les comédies, il doit maintenant faire sa place aux opérettes, aux ballets et à d’autres « excentricités ». L’époque l’exige. Le Théâtre devient Paradis. Le Théâtre latin est mort, Vive le Paradis latin !

Un succès immédiat

Après l’inauguration, le succès est immédiat. On affiche complet tous les soirs. On y crée des spectacles qui font des triomphes à l’époque mais qui séduiront moins la postérité. Citons, pour mémoire, « Scientia » , opérette dans l’air du temps, ce temps qui croit au progrès, créée dès janvier I889. Le célèbre musicien, André Messager, choisit d’y donner la même année un ballet « Les Bleuets ». Yvette Guilbert, qui deviendra la première grande star internationale française, y fait ses débuts dans la chanson. Et comme l’époque ne recule pas devant le mélange des genres, on y joue La Mandragore, adaptation d’un conte libertin de…Machiavel. Le grand penseur politique florentin de la Renaissance n’imaginait certainement pas qu’il serait un jour joué au cabaret !

À Paris, la géographie du plaisir nocturne dans la capitale a commencé à bouger : lente migration de la rive gauche vers la rive droite. Au début du xxème siècle, le nouveau quartier du Paris branché et nocturne, c’est désormais Montmartre. La rive gauche s’est fait voler la vedette par la butte et ses hauteurs. Le Paradis Latin va en souffrir durablement : la Belle Époque ne l’est pas pour tout le monde ! Il va chercher son salut dans diverses voies, simple salle de spectacles à durée déterminée, brasserie avec animations…. … jusqu’au rachat définitif du lieu par un faïencier-verrier, Charles Leune. Il y installera un four et un atelier de bouchage.

Un succès immédiat

Après l’inauguration, le succès est immédiat. On affiche complet tous les soirs. On y crée des spectacles qui font des triomphes à l’époque mais qui séduiront moins la postérité. Citons, pour mémoire, « Scientia » , opérette dans l’air du temps, ce temps qui croit au progrès, créée dès janvier I889. Le célèbre musicien, André Messager, choisit d’y donner la même année un ballet « Les Bleuets ». Yvette Guilbert, qui deviendra la première grande star internationale française, y fait ses débuts dans la chanson. Et comme l’époque ne recule pas devant le mélange des genres, on y joue La Mandragore, adaptation d’un conte libertin de…Machiavel. Le grand penseur politique florentin de la Renaissance n’imaginait certainement pas qu’il serait un jour joué au cabaret !

À Paris, la géographie du plaisir nocturne dans la capitale a commencé à bouger : lente migration de la rive gauche vers la rive droite. Au début du xxème siècle, le nouveau quartier du Paris branché et nocturne, c’est désormais Montmartre. La rive gauche s’est fait voler la vedette par la butte et ses hauteurs. Le Paradis Latin va en souffrir durablement : la Belle Époque ne l’est pas pour tout le monde ! Il va chercher son salut dans diverses voies, simple salle de spectacles à durée déterminée, brasserie avec animations…. … jusqu’au rachat définitif du lieu par un faïencier-verrier, Charles Leune. Il y installera un four et un atelier de bouchage.

1973,
28 rue du Cardinal Lemoine

C’est quarante ans plus tard qu’un nouvel acheteur se présente. Jean Kriegel, promoteur immobilier, se porte alors acquéreur de l’immeuble des 28 et 28 bis de la rue du Cardinal Lemoine. Il envisage de réhabiliter la vieille bâtisse en appartements.
En visitant les lieux, le nouveau propriétaire avance de pièce en pièce, et va de surprise en surprise. Dix-huit mille pipettes et autres alambics jonchent le sol. Vestiges de la dernière activité du lieu, ils ont été laissés à l’abandon par son dernier propriétaire.
Plus étonnant encore, au fil des destructions de cloisons et des faux plafonds, c’est l’imposante structure métallique d’Eiffel qui se met à nu … ! Avec elle, s’effeuillent fragments d’affiches et morceaux de décors. Parmi elles, l’heureux propriétaire découvre une affiche… du Paradis Latin…

Au premier étage, les ouvriers mettent à jour une étonnante cathédrale, tout en dorures, colonnes, arceaux et chapiteaux. Mais le plus surprenant reste à venir : une superbe coupole peinte à la gloire de la pantomime, de l’opérette, du ballet et des excentricités. Conquis par la magie des lieux, Jean Kriegel décide de rendre cette salle à la gloire parisienne, et d’offrir au théâtre la plus belle de ses parures.

1973,
28 rue du Cardinal Lemoine

C’est quarante ans plus tard qu’un nouvel acheteur se présente. Jean Kriegel, promoteur immobilier, se porte alors acquéreur de l’immeuble des 28 et 28 bis de la rue du Cardinal Lemoine. Il envisage de réhabiliter la vieille bâtisse en appartements.
En visitant les lieux, le nouveau propriétaire avance de pièce en pièce, et va de surprise en surprise. Dix-huit mille pipettes et autres alambics jonchent le sol. Vestiges de la dernière activité du lieu, ils ont été laissés à l’abandon par son dernier propriétaire.
Plus étonnant encore, au fil des destructions de cloisons et des faux plafonds, c’est l’imposante structure métallique d’Eiffel qui se met à nu … ! Avec elle, s’effeuillent fragments d’affiches et morceaux de décors. Parmi elles, l’heureux propriétaire découvre une affiche… du Paradis Latin…

Au premier étage, les ouvriers mettent à jour une étonnante cathédrale, tout en dorures, colonnes, arceaux et chapiteaux. Mais le plus surprenant reste à venir : une superbe coupole peinte à la gloire de la pantomime, de l’opérette, du ballet et des excentricités. Conquis par la magie des lieux, Jean Kriegel décide de rendre cette salle à la gloire parisienne, et d’offrir au théâtre la plus belle de ses parures.

1977
Jean-Marie Rivière

Le Paradis retrouvé ! Entièrement refait à neuf après des travaux qui ont duré près de trois ans tant la rénovation a été minutieuse, le Paradis Latin réouvre ses portes le 10 novembre 1977. Un homme préside aux cérémonies : son nouveau directeur artistique est Jean-Marie Rivière, le plus grand nom de la revue parisienne depuis sa réussite à l’Alcazar de Paris. Le 14 novembre 1977, il présente Paris Paradis, un spectacle poétique et burlesque réalisé avec ses complices Pierre Simonini et Frédéric Botton. Succès total. Le Paradis Latin renaît une nouvelle fois de ses cendres, et pour longtemps !

1973
28 rue du Cardinal Lemoine

1973, C’est quarante ans plus tard qu’un nouvel acheteur se présente. Jean Kriegel, promoteur immobilier, se porte alors acquéreur de l’immeuble des 28 et 28 bis de la rue du Cardinal Lemoine. Il envisage de réhabiliter la vieille bâtisse en appartements. En visitant les lieux, le nouveau propriétaire avance de pièce en pièce, et va de surprise en surprise. Dix-huit mille pipettes et autres alambics jonchent le sol. Vestiges de la dernière activité du lieu, ils ont été laissés à l’abandon par son dernier propriétaire. Plus étonnant encore, au fil des destructions de cloisons et des faux plafonds, c’est l’imposante structure métallique d’Eiffel qui se met à nu … ! Avec elle, s’effeuillent fragments d’affiches et morceaux de décors. Parmi elles, l’heureux propriétaire découvre une affiche… du Paradis Latin… Au premier étage, les ouvriers mettent à jour une étonnante cathédrale, tout en dorures, colonnes, arceaux et chapiteaux. Mais le plus surprenant reste à venir : une superbe coupole peinte à la gloire de la pantomime, de l’opérette, du ballet et des excentricités. Conquis par la magie des lieux, Jean Kriegel décide de rendre cette salle à la gloire parisienne, et d’offrir au théâtre la plus belle de ses parures.

1987
Show must go on !

De nouvelles revues s’enchaînent, coécrites et mises en scène par Christian Dura : Champagne en 1984, puis Hello Paradis en 1987, et enfin Viva Paradis, qui commémore le centième anniversaire du lieu. Pour les dix ans du nouveau Paradis Latin, en 1987, la revue Hello Paradis, fidèle à son titre,salut un boogie-boogie sur pick-up géant, un fabuleux Roméo et Juliette, des ballets modernes, un tableau fantastique, une saga tzigane, une mini-comédie musicale en Louisiane, une guinguette sur la Marne et, bien sûr, le célèbre Cancan. Lors de cette grande soirée, la populaire Line Renaud, fidèle au cabaret, souffle les dix bougies du gâteau d’anniversaire du Paradis Latin et monte en scène pour chanter « Feeling », devenu un succès mondial dans son adaptation américaine de la chanson « Pour moi », écrite par son mari récemment disparu, Loulou Gasté. Cette interprétation de Line Renaud au Paradis Latin reste un moment d’émotion inoubliable dans l’histoire de la chanson française.

1987
Show must go on !

De nouvelles revues s’enchaînent, coécrites et mises en scène par Christian Dura : Champagne en 1984, puis Hello Paradis en 1987, et enfin Viva Paradis, qui commémore le centième anniversaire du lieu. Pour les dix ans du nouveau Paradis Latin, en 1987, la revue Hello Paradis, fidèle à son titre,salut un boogie-boogie sur pick-up géant, un fabuleux Roméo et Juliette, des ballets modernes, un tableau fantastique, une saga tzigane, une mini-comédie musicale en Louisiane, une guinguette sur la Marne et, bien sûr, le célèbre Cancan. Lors de cette grande soirée, la populaire Line Renaud, fidèle au cabaret, souffle les dix bougies du gâteau d’anniversaire du Paradis Latin et monte en scène pour chanter « Feeling », devenu un succès mondial dans son adaptation américaine de la chanson « Pour moi », écrite par son mari récemment disparu, Loulou Gasté. Cette interprétation de Line Renaud au Paradis Latin reste un moment d’émotion inoubliable dans l’histoire de la chanson française.

1995
+ de 2 millions de spectateurs

En mai 1995, Jean Kriegel choisit à son tour de s’effacer. En presque vingt ans, le directeur a ébloui le regard de 2 millions de spectateurs, avec ses 6 revues jouées lors de 1600 soirées inoubliables ! Sidney Israël et son fils Harold prennent le relais : une nouvelle ère commence pour Le Paradis Latin.

1995
+ de 2 millions de spectateurs

En mai 1995, Jean Kriegel choisit à son tour de s’effacer. En presque vingt ans, le directeur a ébloui le regard de 2 millions de spectateurs, avec ses 6 revues jouées lors de 1600 soirées inoubliables ! Sidney Israël et son fils Harold prennent le relais : une nouvelle ère commence pour Le Paradis Latin.

Actuellement,
Paradis à la Folie !

Le spectacle est joué par une troupe de 35 danseuses et danseurs, qui comptent parmi les plus beaux et les plus talentueux du monde. Il faut savoir que ces artistes se plaisent particulièrement au Paradis Latin car c’est celui des grands cabarets où le spectacle est le plus « dansé ». Le thème de Paradis à la folie est celui de la Fête dans ses différentes manifestations : La première fête de l’histoire de l’humanité : la rencontre d’Adam et d’Eve au jardin d’Eden, la Fête à Vérone, autour de Roméo et Juliette, la Fête de la Rose au printemps, un Bal à la cour du Roi Louis XV des tableaux très modernes, aussi avec des bandes originales rock, techno, tectonique, bien sûr, il y a le French Cancan, Au total, 15 tableaux et 2 grandes attractions internationales, très spectaculaires.

Actuellement,
Paradis à la Folie !

Le spectacle est joué par une troupe de 35 danseuses et danseurs, qui comptent parmi les plus beaux et les plus talentueux du monde. Il faut savoir que ces artistes se plaisent particulièrement au Paradis Latin car c’est celui des grands cabarets où le spectacle est le plus « dansé ». Le thème de Paradis à la folie est celui de la Fête dans ses différentes manifestations : La première fête de l’histoire de l’humanité : la rencontre d’Adam et d’Eve au jardin d’Eden, la Fête à Vérone, autour de Roméo et Juliette, la Fête de la Rose au printemps, un Bal à la cour du Roi Louis XV des tableaux très modernes, aussi avec des bandes originales rock, techno, tectonique, bien sûr, il y a le French Cancan, Au total, 15 tableaux et 2 grandes attractions internationales, très spectaculaires.