Il y a des adresses parisiennes que le temps n’efface pas. L’Alcazar en fait partie. Fondé en 1968 au cœur de Saint-Germain-des-Prés, il fut, pendant plusieurs décennies, l’un des grands rendez-vous nocturnes de la rive gauche, où se sont croisées les plus grandes figures artistiques du XXe siècle. Après une pause pour travaux, il rouvre ses portes le 4 septembre 2026, sous l’impulsion de Walter Butler, avec l’ambition de retrouver son esprit d’origine dans un écrin entièrement repensé.
Retour sur l’histoire d’un lieu mythique et sur la renaissance très attendue d’une institution des nuits parisiennes.
1968, la naissance d’une adresse d’avant-garde
L’histoire de l’Alcazar commence en 1968, au 62 rue Mazarine, dans le 6e arrondissement. À l’époque, Saint-Germain-des-Prés est le cœur battant de la vie intellectuelle et artistique parisienne. C’est dans ce quartier bouillonnant que Jean-Marie Rivière ouvre l’Alcazar, avec une idée singulière : mêler restaurant, scène vivante et esprit de fête, dans un lieu unique.
Le succès est immédiat. L’Alcazar devient rapidement l’un
des rendez-vous incontournables des nuits parisiennes. Sa scène accueille des figures artistiques internationales : David Bowie, Liza Minnelli, Duke Ellington, Joséphine Baker, Dalida, Serge Gainsbourg, Jacques Brel, Édith Piaf. Autant de noms qui disent, à eux seuls, la nature d’un lieu où se mêlaient spectacle, sociabilité et transgression assumée.
Pendant plusieurs décennies, l’Alcazar cultive cette identité rare : celle d’une adresse où la scène et la salle dialoguent, où chaque soirée s’écrit au fil des rencontres et des surprises.
L’Alcazar retrouve la scène
Après une pause pour une transformation ambitieuse, l’Alcazar rouvre ses portes le 4 septembre 2026. Cette renaissance est portée par Walter Butler, déjà à la tête du Paradis Latin et à la tête de Butler Collection. L’ambition affichée est claire : raviver l’esprit d’avant-garde qui a fait la renommée du lieu, tout en l’inscrivant dans une modernité contemporaine. L’Alcazar ne rejoue pas son passé, il le réinvente.
Un nouveau décor, un nouveau souffle
Pour cette réouverture, l’Alcazar a confié la conception de son décor au Bureau Lacroix, accompagné de plusieurs artisans du luxe. Le résultat compose un véritable théâtre contemporain : velours rouge, ors et marbre, mosaïques, bas-reliefs Art déco, verrière spectaculaire et escalier monumental. Un décor qui prolonge l’héritage tout en offrant une lecture actuelle.
Côté cuisine, la carte est signée par les chefs Zouhair Bouhlal et Guillaume Lutard. Une proposition inspirée des grands classiques du patrimoine gastronomique français, où les plats emblématiques dialoguent avec des créations plus contemporaines, dans un esprit généreux et centré sur le plaisir du goût.
Walter Butler assure lui-même la direction artistique du projet, épaulé par Quentin Michel à la création et Raffaele Lucania à la chorégraphie. Chaque soir, la scène accueille une programmation en perpétuel renouvellement : chanteurs, danseurs, acrobates et performers se succèdent pour offrir une expérience toujours différente.
Le rythme de la Maison épouse celui de la semaine parisienne. Du jeudi au dimanche, le dîner entre pleinement dans le spectacle : la Grande Salle voit se succéder artistes, musique, danse et performances, dans une soirée qui évolue jusqu’à la fête. Du lundi au mercredi, l’atmosphère change : la cuisine se découvre à la carte, accompagnée d’un piano-voix ou d’un live band, dans une ambiance plus intime propice aux conversations et aux retrouvailles.
Le pôle Scènes de Butler Collection s’étoffe
Avec cette réouverture, l’Alcazar rejoint le pôle Scènes de Butler Collection, aux côtés du Paradis Latin, de Paris ParadisDubaï. Trois adresses réunies sous une même signature : célébrer l’esprit de la fête à travers des revues d’exception, mêlant héritage parisien, touches contemporaines et expériences immersives. Le Paradis Latin porte l’héritage du grand cabaret parisien depuis plus de deux siècles. L’Alcazar y ajoute la mémoire des scènes qui ont fait vibrer Saint-Germain-des-Prés depuis 1968. Deux adresses, deux quartiers, deux moments de l’histoire parisienne qui trouvent aujourd’hui leur place au sein du même pôle Scènes.
Une adresse à redécouvrir
Le 4 septembre 2026 marque bien plus qu’une simple réouverture. Il marque le retour d’une certaine idée de la nuit parisienne, celle où le dîner devient spectacle, où la salle devient scène, et où chaque soirée s’écrit comme une histoire à part entière. Une adresse à redécouvrir, ou à découvrir, selon la génération.
L’Alcazar a rouvert ses portes le 4 septembre 2026, au 62 rue Mazarine, dans le 6e arrondissement de Paris. Après une pause pour travaux, l’adresse retrouve ainsi sa vocation de restaurant-spectacle sous l’impulsion de Walter Butler.
Walter Butler, homme d’affaires français déjà à la tête du Paradis Latin et du groupe d’hospitality Butler Collection, porte la réouverture de l’Alcazar. L’adresse rejoint le pôle Scènes de la Collection, aux côtés du Paradis Latin et du Paris Paradis.
L’Alcazar a été fondé en 1968 par Jean-Marie Rivière, au cœur de Saint-Germain-des-Prés. L’adresse est rapidement devenue l’un des rendez-vous majeurs des nuits parisiennes, accueillant sur sa scène des figures artistiques comme David Bowie, Liza Minnelli, Duke Ellington, Joséphine Baker, Dalida, Serge Gainsbourg, Jacques Brel et Édith Piaf.
Le nouvel Alcazar propose un concept mêlant restaurant festif et soirée dîners spectacle, le tout dans un décor théâtral signé Bureau Lacroix. La cuisine est confiée aux chefs Zouhair Bouhlal et Guillaume Lutard. Du jeudi au dimanche, une programmation artistique variée accompagne le dîner. Du lundi au mercredi, l’ambiance devient plus intime, avec un piano-voix ou un live band selon les soirées.





